La mémoire errante/La memoria errática



La mémoire de l’Espagne presque toujours en dehors de l’Espagne, à la dérive, dépitée, volée, fragmentée.

La zone Sud de la France concentre une grande partie de la mémoire espagnole du XXè siècle. De plus, géographiquement on dirait que c’est son cerveau.

A Castres je me sens un peu comme dans une bulle de l’espagnol. Il y a le Musée Goya qui est la collection d’art hispanique la plus importante de France après celle du Louvre. Ils ont une collection réellement précieuse. Juste dans les dates de mon arrivée à Castres ils ont inauguré l’exhibition “Baroque des Andes”. Des toiles des anges métisses avec des ailes de perroquet, caractéristiques de cette période. Les peintres de Bolivie, du Pérou et d’Argentine introduisaient leur propre imaginaire dans l’esthétique occidentale, leurs mythes, animaux guides et protecteurs. Me retrouver ici avec ces peintures a pour moi une connotation biographique importante, car quand je les ai découvertes pour la première fois il y a six mois en Bolivie, ça a été un moment assez transcendant. Et ici je le retrouve de nouveau, une sélection précieuse d’anges perroquets.

Ils ont également fait une discussion sur l’art hispano-américain de l’époque coloniale.

Beaucoup de Christs, d’églises et toute l’histoire.

Ensuite j’ai connu la Maison de l’Espagne et leurs membres, qui m’ont raconté leurs histoires, pourquoi ils sont venus travailler ici, etc. Loli, d’Alicante, m’a raconté l’histoire de son père, républicain, patron d’une usine de machines à écrire près de la ville, qui après la victoire de Franco et la prise d’Alicante a réussi à s’échapper dans un bateau pour Oman, et que toute la famille l’a suivi là-bas.

Ensuite, quand l’Algérie a été déclarée indépendante, elle est venue ici avec son mari qui était bijoutier et horloger. Chaque personne a son histoire de vie, chacun pourrait écrire un livre. Et c’est vrai, je le pense et c’est sûr, chacun de nous devrait écrire un livre. Et spécialement les histoires des espagnols éxilés, ou celles de ceux qui sont allés travailler à l’étranger dans les années 60 sont d’authentiques romans de chevalerie, qu’on commence seulement maintenant à filtrer de plus en plus en Espagne.

Je commence à imaginer qu’aujourd’hui avec Internet ça devrait être plus simple d’atteindre cet objectif, que chaque personne puisse écrire son propre livre basé sur l’histoire de sa vie.  Et que cette mémoire tant fluctuante de l’Espagne se concentre sur Internet, ou soit à la portée de tous depuis là, que ce soit quelque chose d’informel, de modelable et de participatif. La mémoire appartient au gens et non pas au cadre des archives officielles, d’être conservée dans les archives de Salamanque de la mémoire historique.

L’idée serait la suivante: à travers une page web mettre en contact la personne qui raconte son histoire avec une autre qui soit écrivain amateur afin de travailler un peu la narration, et un dessinateur graphique qui se chargerait de faire en sorte que le livre paraisse joli. Ainsi, différentes générations pourraient aussi entrer en contact. Des personnes âgées et d’autres jeunes. La collaboration sur la page web serait comme un travail altruiste, quelque chose de participatif, chacun pourrait apporter sa propre participation à la production du livre. Aujourd’hui c’est très facile de communiquer et de s’organiser à distance d’une manière économique.

Cette petite équipe produirait un petit livre simple et joli qui pourrait être imprimé facilement online, en utilisant des recours existants comme Foto-prix pour diminuer les coûts, ou une imprimante online. L’idée serait que chaque personne puisse avoir l’illusion de voir sa vie transformée en livre, et je crois que c’est quelque chose, car les personnes âgées seraient très heureuses de le faire.

La page web pourrait s’appeler www.mivida.com Le livre de ma vie. La réalité dépasse toujours la fiction. On pourrait créer une bibliothèque amateur de l’histoire disloquée de l’Espagne, et la page web servirait comme plateforme pour que les gens entrent en contact, pour que les livres puissent être écrits. Ensuite cette bibliothèque pourrait partir en tournée dans différents endroits et être présentée, elle pourrait s’agrandir tout le temps.

Comme depuis que je suis arrivée ici ma tête est comme un sachet de pop-corn dans le microondes, avec milles idées qui sautent, ce blog est en train de se convertir aussi en cahier de travail, ou je note et développe les idées que je traiterai pendant la Résidence, mais aussi pour laisser des traces d’idées embryonnaires nées à Castres et qui seront développées plus tard.

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La memoria de España casi siempre fuera de España, a la deriva, despechada, volada, fragmentada.

La zona sur de Francia concentra gran parte de la memoria del s.XX de España. Además Geográficamente parece que sea su cerebro, jejeje

En Castres me siento un poco como en una burbuja de lo español. Está el Museo Goya que es la colección arte hispánico más importante en Francia después del Louvre. Tienen una colección preciosa realmente. Justo en estas fechas que yo he llegado a Castres inaguraban la exhibición ”Barroco de los Andes”. Cuadros de los ángeles mestizos con alas de papagayo característicos de este período. Los pintores de Bolivia, Perú y Argentina introducían su imaginario propio dentro de la estética occidental. Sus mitos, animales guía y protectores. Encontrarme con estas pinturas aquí para mí tiene una connotación biográfica importante, porque cuando las descubrí por primera vez hace seis meses en Bolivia era un momento bastante transcendente. Y aquí me las vuelvo a encontrar, una selección preciosa de ángeles papagayo.

También hicieron una charla sobre el arte hispanoamericano de la época colonial. Muchos Cristos, iglesias y toda la historia.

Luego he conocido a la casa de España y a sus miembros, que me han contado sus historias. Por qué vinieron a trabajar aquí…etc. Me ha contado Loli, de Alicante, la historia de su padre, republicano, dueño de una fábrica de máquinas de escribir cerca de Alicante, que cuando Franco ganó y tomaron Alicante, se consiguió escapar en un barco a Omán, y luego toda la familia lo siguió allí.

Luego cuándo Algeria se declaró independiente se vino aquí con su marido que era joyero y relojero. Dice, ella, bueno cada persona tiene su historia de vida, cada uno podría escribir un libro. Y es verdad, lo pienso y es cierto, cada cuál deberíamos escribir un libro. Y especialmente las historias de los españoles exiliados, o los que se fueron a trabajar fuera en los años 60 son auténticas novelas de caballería, que sólo ahora se empiezan a filtrar cada vez más dentro de España.

Empiezo a imaginar que hoy en día con Internet debería ser muy simple el conseguir esta meta. Que cada persona pueda escribir su propio libro en base a la historia de su vida. Y que esta memoria de España tan fluctuante se concentrase en Internet, o estuviese al alcance desde allí. Que fuese algo informal, modelable y participativo. La memoria pertenece a la gente, y no al ámbito del archivo oficial, de estar guardada en un archivo de Salamanca de la memoria histórica.

La idea sería a través de una web poner en contacto a la persona que cuenta la historia con otra persona que sea medio escritor/a amateur, para que lo narrativice un poco y con un diseñador gráfico para que se encargue de que el libro luzca bonito. Así también se pondrían en contacto diferentes generaciones. Gente mayor y joven. El colaborar en la web sería algo así como un trabajo altruista, algo participativo, cada cual podría hacer el libro algo propio. Hoy en día es muy fácil comunicarse y organizarse en la distancia de una forma económica.

Este pequeño equipo produciría un librito sencillo y bonito que podría ser impreso de una forma fácil online, utilizando algún recurso existente como Foto-prix para abaratar los costes, o una imprenta online. La idea sería que cualquier persona pudiese tener la ilusión de ver su vida convertida en un libro, que creo que es algo, que a la mayoría de gente mayor les hace mucha ilusión.

La web se podría llamar www.mivida.com El libro de mi vida. La realidad siempre supera a la ficción. Se iría creando una biblioteca amateur de la memoria dislocada de España. Y la web serviría como plataforma para poner a la gente en contacto, para que se escribiesen los libritos. Luego esta biblioteca podría ir en tour a diferentes sitios y ser presentada y seguir creciendo, todo el tiempo.

Dado que mi cabeza desde que llegué aquí es como una bolsa de palomitas dentro del microondas con mil ideas saltando, este blog se está convirtiendo también en mi cuaderno de trabajo, dónde anotar y desarrollar las ideas que desarrollaré para la Residencia, pero también para dejar apuntadas embriones de ideas nacidas en Castres para ser desarrolladas luego.

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El país de las letras de papel

TRabajando durante Pascuas para tener todos las plantillas de los nombres listas para la instalación. Con la inmejorable ayuda de Yves y Adrien de AFIAC.

BEST HELP EVER ! 🙂

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CDI… a una letra de trabajar en mi adorado CSI

Mi oficina de trabajo durante estos meses es la Biblioteca, centro de documentación cuyas siglas son CDI. Es un poco de todo. Sala de trabajo, sala de informática, Biblioteca, Club Manga los Martes…etc. La profesora responsable Madame Guerinou es encantadora, y a diario los alumnos hablan conmigo, me preguntan…etc.

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Atelier avec la classe DIMA/Taller con el grupo DIMA

Première semaine: J’ai commencé avec une introduction au thème de l’atelier. Le plan créatif à travers l’expérience de marcher, de parcourir un lieu déterminé chaque jour. Itinéraires.

Étudier un lieu à travers nos itinéraires quotidiens. Dans ce cas appliqué au Lycée.

Pour commencer je leur ai proposé de nous transformer en détectives et explorateurs pour essayer de voir le Lycée avec un autre regard, en cherchant des endroits sur lesquels on ne se fixe pas normalement, et en essayant de voir ceux déjà connus depuis une autre perspective.

Je leur ai montré une présentation que j’avais préparée avec des images de chercheurs et d’explorateurs, Tintin, Sherlock Holmes, etc…, des plans de l’île au trésor, et d’autres que j’avais réalisé dans différents ateliers.

Nous avons aussi parlé des constructions de l’âme, des autels personnels, des objets qui ont pour eux une signification spéciale, dans leur maison ou dans leur chambre, et comment on pourrait travailler nous sur ces idées dans le Lycée. Ils ont parlé de choses qui réunissent, par exemple un garçon a parlé d’un poster de la Martinique, parce que sa famille est originaire de là-bas et que le paysage est très joli, etc.

Pour rompre la glace, on a ensuite suivi avec un exercice pratique: que chacun dessine le parcours qu’ils font chaque jour de leur maison au Lycée, d’une manière schématique des choses dont ils se souviennent et qui attirent leur attention. Moi, je leur ai dessiné le mien au tableau. Ensuite on a parlé de ces trajets et chacun d’entre eux a expliqué un peu le sien aux autres.

………..

Primera semana.

Empecé con una introducción del tema del taller. El mapa creativo a través de la experiencia de andar, de recorrer un lugar determinado cada día. Itinerarios. Estudiar un lugar a través de nuestros itinerarios cotidianos.

En este caso aplicado al Lycée.

Para comenzar les propuse que nos convertiríamos en detectives y exploradores para intentar ver el Lycée con otros ojos, y buscando lugares en los que normalmente no nos fijamos. E intentando ver los ya conocidos desde otra perspectiva

Les enseñé una presentación que había preparado con imágenes de investigadores y exploradores. Tintín, Sherlock Holmes…etc, de mapas de la isla del tesoro, y diferentes mapas que he realizado en otros talleres.

También estuvimos hablando sobre construcciones del alma, altares personales, objetos que tienen un significado especial para ellos en su casa, en su habitación. Y cómo podríamos trabajar nosotros sobre estas ideas en el Lycée. Hablaron de cosas que atesoran, por ejemplo uno de los chicos dijo un póster de la isla Martinica, porque su familia es originaria de allí y es muy bonito el paisaje…etc

Luego comenzamos con un ejercicio práctico para romper el hielo. Que cada uno dibujase el recorrido que hacen cada día desde su casa al Lycée. De una forma esquemática de las cosas que se acordasen que les llama la atención. Yo les dibujé en la pizarra el mío. Luego hablamos de los trayectos y cada uno explicó el suyo un poco a los demás.

Le jour suivant on a travaillé sur les parcours qu’ils font dans l’enceinte du Lycée pendant un jour quelconque. Chacun a choisi un jour de la semaine et a façonné à sa manière tous les déplacements qu’il avait fait pendant cette journée.

…..

Al día siguiente trabajamos sobre los recorridos que hacen dentro del Lycée en un día cualquiera. Cada uno eligió un día de la semana y plasmó a su manera todos los desplazamientos que había hecho en ese día.

Pour commencer à entrer dans un état perceptif plus sensoriel, on a fait un petit exercice qui consistait à fermer les yeux et mettre la main dans un sac en plastique plein de feuilles de différents arbres. Ils devaient les sentir, les lécher, les toucher et dire comment ils se sentaient.

Ensuite on a essayé la première route sensorielle. J’avais cherché quelques endroits du Lycée où il me semblait qu’il y avait des textures et des sons intéressants et représentatifs (comme les murs de l’édifice pleins de petites pierres blanches de granit, les arbres du petit jardin, la pierre de l’entrée, qui s’appelle Sidobre, et qui est une formation typique de cette zone, qui a donné son nom au Lycée; ou comme l’atelier de bois, avec son odeur caractéristique et ses sons); et aussi des endroits que je pensais qu’ils n’auraient pas vus (comme la cheminée de briques ancienne, les restes éparpillés qu’il y a autour d’elle, la sculpture cachée entre les arbres etc.) En arrivant là-bas je leur disais de fermer les yeux et de se concentrer en touchant ou en écoutant.

Mon idée était de commencer à développer une route sensorielle avec les élèves, avec les différents matériaux et les endroits à parcourir dans le Lycée. Chercher des textures, des sons, inventer des histoires ensemble, qu’on pourrait ensuite dans une route pour le jour de la présentation.
…………

Para empezar a entrar en un estado perceptivo más sensorial hicimos un pequeño ejercicio que consistió en que cerraran sus ojos y metieran la mano en una bolsa de plástico llena de hojas de diferentes árboles. Tenían que olerlas, chuparlas, tocarlas y decir cómo se sentían.

Después probamos la primera ruta sensorial. Yo había buscado ciertos lugares del Lycée que me parecían que tenían texturas y sonidos interesantes y representativos (como las paredes del edificio llenas de pequeñas piedritas blancas de granito, los árboles del pequeño jardín, la piedra de la entrada, que se llama Sidobre y es una formación muy típica de esta zona que da nombre al Lycée; o como el taller de madera, con su olor característico y sonidos). Y también lugares que están escondidos a la vista, como la antigua escultura en el jardín, o a los que los alumnos tienen el acceso prohibido, como la zona de almacenaje de trastos viejos. Al llegar allí les decía que cerraran sus ojos y se concentraran tocando o escuchando.

Mi idea era empezar a desarrollar una ruta sensorial con los chicos, con los diferentes materiales, diferentes lugares a recorrer dentro del Liceo. Buscar texturas, sonidos, inventar historias juntos que luego pudiésemos integrar en una ruta para el día de la presentación.

Le jour suivant on a commencé à parler de la route, comment ils s’étaient sentis et en dessinant ce qui leur avait le plus attirer l’attention. Je me suis rendue compte que mon idée des textures sensorielles était peut-être trop abstraite pour ce groupe, et qu’ils avaient besoin de quelque chose de plus direct, pour toucher, modeler, dessiner, avoir quelque chose dans les mains.

Pour la plupart d’entre eux j’ai vu que ce qui les avait le plus intéressé a été la découverte de la sculpture à moitié cachée, j’ai donc décidé de continuer de travailler sur elle la semaine suivante.

Beaucoup d’entre eux ont inclus dans leurs dessins des fontaines pour les oiseaux, un usage recyclé qu’ils se sont inventés à partir d’un objet qu’on a vu laissé sur le sol, dans la zone cimetière d’objets variés, qui est collée à la cheminée de briques. Ça m’a paru très amusant de voir comme ils avaient inventé un nouvel usage pur cet objet.

Peut-être que comme çà plus d’oiseaux viendraient au Lycée, qui sait!

Enfin, en voyant que l’idée de la toute n’allait certainement pas fonctionner je leur ai demandé ce qu’ils voulaient qu’on développe ensemble pour la présentation finale.

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Al siguiente día empezamos hablando de la ruta, cómo se habían sentido y dibujando lo que más les había llamado la atención. Me di cuenta de que esa idea mía de las texturas sensoriales era algo quizá demasiado abstracto para este grupo. Y que ellos necesitaban algo más directo, para tocar, modelar, dibujar, tener algo entre las manos.

En sus dibujos vi que a la mayoría de ellos lo que más les llegó de la ruta fue descubrir la escultura medio oculta, así que decidí seguir trabajando sobre ella en la siguiente semana.

Muchos de ellos incluyeron en sus dibujos unas fuentes para pájaros, que era un uso reciclado que ellos se inventaron de un objeto que vimos tirado en el suelo en la zona cementerio de objetos varios que está junto a la chimenea de ladrillos. Me pareció muy divertido como ellos había inventado un nuevo uso para ese objeto. Quizás así vendrían más pájaros al Lycée ¡ quien sabe ¡

Por último, viendo que la idea de la ruta no parecía que fuera a funcionar les pregunté que querían que desarrolláramos juntos para la presentación final.

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Les chercheurs d’ombre/Los Buscadores de Sombra

Les jours de soleil, les élèves se réfugient à l’ombre des arbres ou du bâtiment de la cour. En vérité il n’y a pas beaucoup d’ombre qui invite à se reposer ou à profiter de la cour. Le centre de la cour est comme un désert de ciment chaud et sans ombre.

J’ai observé comment tournent les ombres dans la cour pendant la journée. Le matin elles sont très allongées, vers la Maison Positive, et au long de la journée elles diminuent. L’après midi, elles glissent vers le côté de l’entrée, ne laissant presque pas d’espace pour que les élèves se réfugient sous elles.

Si je mettais quelque chose au centre de la cour, son ombre tournerait tout au long de la journée, produisant de l’ombre le matin et l’après midi. Il s’agirait d’un joli élément sculptural qui donnerait plus de vie à la cour, et qui y créerait également des nouvelles dynamiques. Peut-être que de cette façon les élèves se motiveraient pour occuper la cour.

Il est clair que l’idéal serait qu’il y ait de l’herbe pour pouvoir s’asseoir.

Mais bon, pour cela ils sont en train de reconstruire le Lycée, parce qu’évidemment ça a besoin d’être un espace plus habitable et naturel.

……….

En los días de sol, los alumnos se refugian en las sombras de los árboles o del edificio del patio. La verdad es que no hay muchas sombras que inviten a descansar o a disfrutar el patio.  El centro del patio es como un desierto de cemento caliente y sin sombra.

He estado observando como giran las sombras durante el día en el patio. Por la mañana son muy alargadas, hacia la Maison Positive, y a lo largo del día van menguando. Por la tarde se escurren hacia el lado de la entrada, no dejando casi espacio para que los alumnos se refugien bajo ellas.

Si pusiese algo en el centro del patio, su sombra rotaría durante todo el día, produciendo sombra por la mañana y por la tarde. Sería un elemento escultórico bonito que le daría más vida al patio, y también crearía nuevas dinámicas en el patio. A lo mejor así los alumnos se animaban a habitar el patio. Claro que lo ideal sería que hubiese hierba para poderse sentar. Pero bueno, por eso están reconstruyendo el Lycée. Porque obviamente necesita ser un espacio más habitable y natural.


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J’apprends sur le Lycée/Aprendiendo sobre el Lycée

Exercice de création d’un plan mental. Jeudi 7 Avril.

Durée: une matinée entière. De 8h à 12h.

Aujourd’hui je veux construire un plan subjectif et fragmenté du Lycée, en demandant aux gens que je rencontre pendant la matinée qu’ils me recommandent un endroit à voir dans le Lycée, qu’il considèrent intéressant, joli etc.; qu’ils m’indiquent comment arriver jusque là et qu’ils m’expliquent pourquoi il est intéressant à voir.

Ce qui m’intéresse ce sont les conversations que cela peut générer, l’échange et les geste qu’on utilise quand on donne des indications.

Comme beaucoup de personnes avec qui j’ai parlé avaient du mal à un endroit qui leur plaise au Lycée, la question est passée aussi à ce qu’ils détestent, ce qu’ils n’aiment pas.

Ils dessinaient sur un papier un petit croquis pour m’indiquer le lieu, pendant qu’ils m’expliquaient pourquoi il leur plaisait ou non, ce qu’ils pensaient du Lycée, etc. Avec les croquis résultants j’ai créé plusieurs plans imaginaires du Lycée. Dans ceux-ci il existe seulement ce qu’ils ont trouvé intéressant ou détestable.

………

Ejercicio de mapeado mental. Jueves 7 Abril.

Duración: una mañana entera. 8am – 12pm

Hoy quiero construir un mapa subjetivo y fragmentado del Lycée, preguntándoles a la gente que me encuentre durante esta mañana que me recomienden un sitio para ver en el Lycée que ellos consideran interesante, bonito…etc Y que me indiquen cómo llegar hasta allí y que me expliquen por qué es interesante de ver.

Lo que me interesa son las conversaciones que se pueden generar, el intercambio y los gestos que utilizamos cuando damos indicaciones.

Como a muchoas de las personas con las que hablé les costaba pensar en algún sitio que les gustara del Lycée, la pregunta se volvió también hacia lo que detestaban,  a lo que no les gusta.

Ellos dibujaban en un papel un pequeño croquis para indicarme el lugar. Mientras me explicaban por qué les gusta, por qué no les gusta, lo que piensan del Lycée…etc Con los croquis resultantes he creado varios mapas imaginarios del Lycée. En ellos sólo existe lo que les pareció interesante o detestable.

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Tous les noms/Todos los nombres

Le son familier. Le son intime.

Cela fait trois que je travaille avec les élève à la réalisation d’une liste avec leur nom familier, surnom, diminutif, pour les mettre tous sur le sol de la cour. L’idée m’est venue en pensant que dans le Lycée comme dans toutes les Institutions officielles, on utilise toujours nos noms officiels, qui souvent ne correspondent pas avec ceux que nous utilisons, ou que nous donnent notre famille et nos amis.

Dans la cour du Lycée sont peintes sur le sol les initiales de chaque classe. C’est là que les élèves se placent pour attendre leur professeur et aller en cours. On n’utilise pas ce système en Espagne. Au début j’ai pensé que c’était les noms des professeurs qui étaient écrits. J’ai commencé à penser que ce serait génial de pouvoir visualiser chaque visage des gens qui sont en ce moment au Lycée, dans la cour car c’est l’espace central, agglutinant.

Grâce à l’aide de la professeure d’Arts décoratifs Laurence Capgrass, il m’a été possible de travailler avec les élèves pendant ses classes. Sa collaboration et son aide ont surtout été nécessaires quand j’ai été malade la semaine dernière. Grâce à elle le projet a pu continuer pendant ces quelques jours tellement importants avant les vacances de Pâques.

Comme la cour est tellement sombre avec le ciment, l’idée serait d’estomper cette impression avec du vert vif, vert pomme, vert herbe d’été, pour qu’on ait la sensation depuis les salles de classes qu’une couche de gazon a couvert le ciment. C’est sûr que ce ne sera jamais pareil qu’un vrai coin d’herbe. Je ne suis pas sûre encore de la couleur, comme le ciment est tellement sombre, je ne sais pas s’il sera possible d’arriver à un vert bien vif, ou s’il faudra utiliser avant du blanc.

Hier j’ai eu des nouvelles sur les travaux de construction du Lycée. Le Directeur m’a dit que quand les travaux commenceront à la fin Décembre 2011, des camions passeront dans la cour, ce sera comme un espace tout entier en travaux. J’ai essayé  de faire en sorte qu’on m’explique quel va être le calendrier exact des travaux de transformations du Lycée, pour savoir jusqu’à quand les noms pourraient être vus.

Si réellement on commence à les détruire fin Décembre, je ne suis plus sûre que ce soit le bon emplacement. Je n’avais pas pensé que ça pourrait arriver. Je croyais que la cour serait le dernier endroit qu’il fallait refaire, et que l’installation durerait au moins deux ans. Je n’avais pas pensé que la cour serait affectée par les travaux, comme lieu de passage.

Les élèves ont été très très motivés dans le projet de faire leur nom. Beaucoup d’entre eux, quand ils me voient, me disent que ça leur plaît, et me montrent fièrement leurs créations. Je me demande comment les élèves et les gens qui travaillent au Lycée se sentiraient si en Décembre les camions commençaient à passer sur leur nom?

Ça ne leur ferait pas un peu de peine de voir leurs noms se salir, ou être détruits par les travaux de réforme du Lycée?

Je dois en parler, et m’assurer des conséquences prochaines du processus de réforme du Lycée.

D’un autre côté, le fait que les noms disparaissent serait aussi un processus de transition, de transformation du Lycée. Et l’installation des noms marque la mémoire ponctuelle, des personnes qui occupent le Lycée en ce moment. Un lieu où les gens changent toujours. Ce serait comme un essai de visualisation de la communauté du Lycée dans un moment du temps.

Mais réellement, un adolescent, depuis sa perspective, peut-il comprendre cela? Ou se sentira t-il simplement déçu parce que les noms seront abîmés?

De toute façon je suis en train de penser à d’autres possibilités. On pourrait peut-être inscrire les noms sur le mur du bâtiment de la cour, ou penser à un lieu du futur Lycée, comme la future bibliothèque. Mais alors quel sens aurait la préservation des noms  pour le futur, et pas celui des élèves qui viendront et entreront en Septembre?

……….

El sonido familiar. El sonido íntimo.

Desde hace tres semanas he estado trabajando con los alumnos en realizar una plantilla con su nombre familiar, apodo, diminutivo, para ponerlos todos en el suelo del patio.

Gracias a la ayuda de la profesora de Artes Decorativas Laurence Capgrass ha sido posible trabajar con los alumnos en sus clases. Sobre todo su colaboración y ayuda ha sido imprescindible cuando la semana pasada estuve enferma con fiebre. Gracias a ella el proyecto pudo continuar durante esos días tan importantes antes de las vacaciones de Pascua.

La idea de los nombres surgió pensando que en el Lycée como en todas las Instituciones oficiales, siempre usamos nuestros nombres oficiales, que muy pocas veces se corresponden con lo que nosotros nos sentimos, o con cómo nos llaman nuestros familiares y amigos.

En el patio del Lycée están pintados en el suelo las iniciales de los diferentes cursos. Allí es dónde se sitúan los alumnos para esperar a su profesor e ir a las clases. Este sistema no se utiliza en España. Al principio pensé que lo que estaba escrito era el apellido de los profesores.

Empecé a pensar que sería genial poder visualizar un rastro de toda la gente que está en el Lycée ahora. En el patio porque es el espacio central, aglutinador.

Como el patio está tan oscuro con el cemento la idea sería estamparlos en verde vivo, verde manzana, verde hierba de verano, para que desde las clases de la sensación de que un manto de césped ha cubierto el cemento. Claro que no nunca será lo mismo que hierba de verdad…

El color aún no es seguro, como el cemento es tan oscuro, no estoy segura de sí es posible conseguir un verde tan vivo, o habría que utilizar blanco.

Ayer tuve nuevas noticias sobre los trabajos de construcción del Lycée. Me dijo el Director que cuando empiecen las obras a finales de Diciembre 2011, por el patio entrarán camiones, serán como un espacio en obras. He intentado que me explicasen cuál va a ser el calendario exacto de obras de transformación del Lycée, para saber hasta cuándo podrían estar allí los nombres.

Si realmente se empezarían a destrozar a finales de Diciembre, no estoy ya segura de si es una buena ubicación. No se me había ocurrido que esto podría ocurrir. Yo confiaba en que el patio sería la última cosa a rehacer, así que la instalación duraría al menos dos años. Pero claro, no había pensado en cómo afectaría al patio todos los otros trabajos en los edificios, como lugar de paso.

Los alumnos han estado muy muy motivados con el proyecto haciendo sus nombres. Muchos cuando me ven me dicen que les gusta mucho, y me enseñan orgullosos sus creaciones.

Me pregunto cómo se sentirían los alumnos y gente que trabaja en el Lycée si a partir de Diciembre les empiezan a pasar camiones por encima a los nombres?

¿No les daría un poco de pena ver sus nombres ensuciarse, o irse destrozando con los trabajos de reforma del Instituto?

Esto lo tengo que hablar, y asegurarme de las consecuencias cercanas del proceso de reforma del Lycée.

Por otro lado, que los nombres vayan desapareciendo también sería un proceso de transición , de transformación del Lycée. Y la instalación de los nombres marca la memoria puntual, en este momento, de la gente que habita el Lycée. Un lugar dónde la gente siempre está cambiando.

Sería como un intento de visualizar en un momento del tiempo la comunidad del Lycée.

Pero realmente, puede un adolescente desde su perspectiva entender eso? O simplemente se sentirá desilusionado porque los nombres quedan deslucidos?

De todas formas estoy pensando en otras posibilidades. Se podrían poner los nombres quizás en la pared del edificio del patio, o pensar en un lugar en el futuro Lycée, como en la futura biblioteca. ¿Pero qué sentido tendría entonces preservar esos nombres para el futuro, y no el de los alumnos que vendrán y empezarán en Septiembre?

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